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  • Nachtrag zu meinem Album des Jahres 2025

    Die französische Fachzeitung „Jazz Magazine“ ist mir bekannt seit der Mitte der 1970er Jahre, ich hatte sie zwei Jahre abonniert. Unvergesslich sind mit die beiden Rezensionen geblieben über „Get Up With It“ von Miles Davis und „Luminessence“ von Keith Jarrett und Jan Garbarek. In der letzteren begeisterte sich der Rezensent über den Ton des Saxofonisten, und verglich ihn, anhand diverser Parameter (Expressivität / Energie etc.), mit etlichen Jazzgranden von Pharoah Sanders bis Sonny Rollins. Der Titel des Werkes war titelgebend für die ECM-Vinylserie „Luminessence“, in der ausgewählte Werke der ECM-Historie in hervorragender Qualität neu aufgelegt werden, zuletzt etwa, und zufällig zwei Tage nach Ralph Towners Tod, sein exquisites Duo-Album „Oracle“ mit Gary Peacock aus dem Jahre 1994. In Kürze folgt meine Besprechung von „Oracle“.

    In der ersteren versuchte der Kritiker, den Lesern des Blattes eine Pforte zum „elektrischen Miles“ zu öffnen, die noch immer dem „akustischen Miles“ und seinen zwei alten Quinetten hinterherträumten – am Beispiel der Stücke „He Loved Him Madly“ und „Maiysha“. Nun entdeckte ich auf Steve Tibbetts‘ Homepage einen „link“ im Rahmen der Besprechungen seines neuen Werkes „Close“: „Parlez Vous Francais?“ Hier der Anfang des Gespräches, aus eben jenem „jazz magazine“, der auch eine Erweiterung von Themen darstellt, die in meinem Radio-Portrait vorkamen: Steves enge Verbindung zur Musik von ECM, sowie seine Faszination für den Sarangi-Spieler Sultan Khan. Wer nicht gut unterwegs ist in dieser Sprache, kann es ja leicht mit „Deepl“ übersetzen!

    Sur votre nouvel album “Close”, vous mêlez l’acoustique et l’électronique sans qu’on sache très bien ce qui est fait en temps réel ou en post-production. Pouvez-vous nous en dire plus sur le processus d’enregistrement ?

    Je pilote des samples avec ma guitare acoustique [Steve Tibbetts, guitare en main devant sa webcam, joue un exemple de la sonorité hybride qu’on entend sur son disque]. Tout est donc fait en direct. J’enregistre depuis 1977, j’ai longtemps été fasciné par les capacités qu’offre le studio. La première fois que j’ai été dans un capable de multi-tracking je me suis dit « c’est ça qu’il me faut ! » Pour moi c’était le son de Tod Rundgren, Mike Oldfield, un rêve que j’avais toujours eu ? Je pensais que si une guitare sonnait bien, mille guitares sonneraient encore mieux ! Mais ça n’est pas toujours vrai. J’ai expérimenté avec ça à une époque mais maintenant c’est une démarche plus solitaire. J’ai aussi remarqué qu’à certains concerts, comme celui du violoniste Leonidas Kavakosque j’ai vu jouer du Chostakovitch en solo, il ne manquait de rien. Il y a bien des années, j’ai aussi été voir le grand joueur de sarangi Sultan Khan, et ça a changé ma façon de voir les choses. Le secret c’est d’essayer de trouver sa sonorité à la guitare avant de l’apporter à quelqu’un pour l’enregistrer.

    Quand avez-vous découvert Sultan Khan ?

    Mon ami, le tablaïste Marcus Wise, m’avait dit qu’il fallait absolument que j’aille à un de ses concerts, qu’il me donnerait même une place mais qu’il ne fallait surtout pas rater ça. « Marcus, j’ai fait de la musique toute la journée, j’en ai marre, là tout de suite je n’aime plus la musique ». C’était un jour où rien n’avait vraiment fonctionné musicalement, et je n’avais qu’une envie, c’était de rentrer me coucher. Mais il a insisté. J’avais quand même envie de voir les musiciens qui accompagnaient Sultan Khan : le grand joueur de tablas Alla Rakha et son fils Zakir Hussain – un de mes premiers concerts de musique indienne, c’était en 1975 avec Zakir et un flûtiste nommé G.S. Sachdev, un incroyable spectacle. C’était absolument stupéfiant de voir Sultan Khan jouer de cet instrument que je n’avais jamais vu, sa façon de promener son regard à travers la salle en jouant. Il avait facilement 30 ou 40 000 heures de pratique derrière lui, il avait dû commencer à l’âge de six ans et possédait un contrôle total sur le sarangi. Il semblait ne se soucier de rien. Alla Rakha et Zakir Hussain étaient de part et d’autre de lui, marquant des taals [des cycles de pulsations, NDLR] pendant que lui jouait son introduction en solo. J’étais fasciné, tout comme le reste du petit auditorium, rempli de musiciens bouche bée. J’ai été à quelques concerts décisifs comme ça dans ma vie.

    Avez-vous le sentiment d’être plus proche que jamais du son de Sultan Khan sur votre nouvel album “Close” ?

    Oui. Ou disons que c’est le mieux que je puisse faire. J’ai 71 ans, autant y passer un peu plus de temps sur un disque pour obtenir le résultat qu’on souhaite parce qu’il n’y aura pas tant d’autres occasions que ça. Je ne me projette plus quarante ans dans le futur comme jadis. Donc je suis très satisfait de cet album. Pendant l’enregistrement, mes intentions sont bonnes mais ça ne finit pas toujours bien. Souvent j’en fais trop, il y a trop d’ingrédients, et il faut revenir en arrière. Je compte donc sur Marc Anderson et d’autres pour me dire quand arrêter d’ajouter des choses. C’est aussi quelque chose que m’a appris ECM : certains albums très importants m’ont montré ce qu’on peut accomplir en restant simple. Quand j’ai reçu la lettre de Hans Wendl [qui fut longtemps l’assistant du directeur d’ECM, Manfred Eicher, NDR] m’annonçant qu’ils aimeraient travailler avec moi, je me suis précipité chez mon disquaire et j’ai acheté “Codona III” du trio Collin Walcott, Don Cherry, Nana Vasconcelos, et “Dolmen Music“ de Meredith Monk. C’était tellement génial de passer du temps avec Manfred Eicher et de lui demander comment les sessions de “Dolmen Music” s’étaient déroulées, comment ils avaient obtenu ce son sur le morceau Traveling par exemple. Il m’a dit qu’il avait dû quitter la pièce parce qu’elle était un peu tendue. Je connais Meredith aujourd’hui, nous sommes devenus amis, et elle me l’a confirmé tout en précisant que le résultat n’était pas aussi bon une fois qu’il n’était plus là. Voilà le pouvoir de cette production et de cette simplicité, sans parler du magnifique paysage sonore dont l’ingénieur du son Jan Erik Kongshaug avait le secret.*

    *Im März 2026 tritt Meredith Monk in Berlin auf, wo sie dann auch den „Grossen Kunstpreis Berlin“ erhält. Auch vor dem Hintergrund ihres vielgerühmten aktuellen Werkes „Cellular Songs“ sind das gleich mehrere Gründe, Ingo J. Biermanns Film-Portrait eines Gespräches mit Meredith m März in unserer Seitenkolumne TALK zu veröffentlichen. Ein „Klassiker“ seiner „ECM Conversations“.

  • In memory of Richard Beirach (1947-2026)

    HIER meine Milestones Sendung aus dem Jahre 2019.

    Even though Richard Beirach doesn’t know it, I have a special connection to Richie. He has probably influenced me more as a pianist than perhaps anyone else. One night, after a house concert in Sebastopol CA, he invited me into his “dressing room” and we talked for around 1/2 hour. We shared stories about growing up in NYC and going to the clubs etc. Of course, he is a bit older than me, and had had experiences that just weren’t available to me. 

    We got to talking about other pianists – somehow we got onto the subject of Michel Petrucciani. I told him I had spent an evening hanging out with Michel and some other interesting people (including the late Mel Martin) at a private home. Michel was a fierce coke freak back then and we were at a mutual friend’s house, a bassist who was a total coke fiend. The evening was very intense. A lot of great stories. Michel was a kind of nihilist- he had glass bones disease and he told me he didn’t expect to live past the age of 30 (I think he was around 24 at the time- this was when he was still playing with Charles Lloyd.) That’s another story really…

    Richie said he knew Michel and had hung with him. He told me Michel, being so small, liked to walk around at social events and look up women’s dresses. It used to bug Richie and one day he said, “Michel, if you don’t stop that shit I’m going to take you by the head and roll you across the floor like a bowling ball!” He also recommended a Michel duo album with Ron McClure called Cold Blues. I got it and its a very good one.“

    – Brian Whistler

  • Was Andy Partridge mir an einem warmen Sommertag des Jahres 1992 in Swindon erzählte

    Zuweilen und sowieso sehr oft stolpert man über eine Erinnerung, die einen kurz aufflackernden Augenblick im endlosen Strom der Zeit wachruft, wie gestern, als ich eine Besprechung in den „Sunday Reviews“ las eines Albums, das meine Regale nie verlassen wird. Es war ein heisser sonniger Tag, als ich bei dem Bandleader von XTC im Wohnzimmer sass, einem Musiker, der uns so wundervolle Alben wie „Mummer“, „Drums and Wires“, „Apple Venus, Vol. 1“ oder „English Settlement“ bescherte – im Laufe ihrer Alben entwickelte sich die Band immer mehr vom New Wave zu barocker, „post-beatles-esker“ Komplexität, die dem sog. „Prog Rock“ weitaus näher stand als der punkigen Wucht ihrer ersten Lebenszeichen.

    Vieles drehte sich um ihr neues Opus „Nonsuch“. Aus einem gegenüberliegenden Haus erschall eine Single daraus aus dem Radio, und Andy war froh, dass sie ihren Weg zur BBC gefunden hatte. Als das Gespräch auf Alben kam, die ihn besonders beeindruckt hätten, nicht die üblichen kanonisierten Gipfelwerke der jüngeren Historie, redete er begeistert von „A Walk Across The Rooftops“, dem ersten Album der schottischen Band „The Blue Nile“. Es kommt durchaus öfter vor, dass man den Favoriten hochgeschätzter Künstler nicht wirklich folgen kann, aber in diesem Fall öffnete mit Andy Partridge eine alte grosse knarzende Pforte zu diesen schottischen Aussenseitern, die nie mit einem ihrer Songs die Charts stürmten. Ausser einmal auf Nummer 13 zu landen in den Niederlanden.

    Wieder daheim, besorgte ich mir diesen „Spaziergang über die Dachspitzen“, und bald stellte sich jener Kippeffekt des Hörens ein, bei dem aus einer kurzen Phase des Reinfindens pures Beeindrucktsein folgte. Bald auch begeisterte ich mich für das Nachfolgewerk „Hats“, das mir die Plattenfirma als Promo in Form einer guten alten Chromkassette zusandte. Zusammen mit dem dritten Album im Bunde, „Peace At Last“, wurden „The Blue Nile“ wiederkehrende Gäste meiner nächtlichen Radiostunden. Etwas obsessiv war wohl ihr Verhältnis zu den „Linn Drums“, so wie Kate Bush eine Närrin gefressen hatte an der Welt des Fairlight Synthesizers“. Aber, wenngleich man hieran die Spuren einer alten Zeit erkennt, können ihre Alben nach wie vor fesseln, mit ihrer unverschämten Würdigung der kleinen Dinge am Rande unserer Aufmerksamkeit. Mit dem Slow-Motion-Storyteller-Duktus der Gesänge von Paul Buchanan. Mit ihren Mitternachtsstimmungen. Als ich den Mann aus Glasgow dann endlich persönlich traf, in Hamburg, konnte ich es nicht bleibenlassen, ihn nach seiner kurzen Liebesaffäre mit einer meiner aus der Ferne flüchtig, wie auch sonst, angehimmelten Schauspielerinnen ansprach, Rosanna Arquette. In typisch schottischem Understatement spielte er diese Episode seines Lebens herunter, als Rosanna Jahre und Jahre zuvor nach einem Konzert von The Blue Nile seine Gesellschaft suchte und ein paar Schäferstündchen und Liebesnächte folgten.The ways love goes.

    Einige Bewunderer von „A Walk Across The Rooftops“ werden in der Besprechung des Albums aufgeführt – Andy Partridge möchte ich hiermit ergänzen. An einer Stelle, die meine volle Zustimmung, erhält, heisst es in Sam Sodomskys „pitchfork“-Text: „For certain listeners, hearing the Blue Nile for the first time activates a part of your brain that exists beyond language and between emotions. It’s the same part that fills in the source of pain between the lines of a Raymond Carver story or maps the road from season’s greetings to profound melancholy in Vince Guaraldi’s Peanuts music. In a Blue Nile song, you sense the lonesome silence beneath the buzz of city life; the unnavigable distance between long-term partners; the acknowledgement that love and loss, life and death, success and failure are forever part of the same cycle.“ Glow-Faktor 10 für „A Walk Across The Rooftops“ und „Hats“! (geschrieben zwischen 10.30 und 11.30 Uhr im Café „Emilia Rue“ in der Rüttenscheider Strasse 239)

    Kleiner Nachtrag, ein Tag später: wenn mein einstiger, hochgeschätzter Englischlehrer Dr. Egon Werlich, dessen Einfluss auf mein Leben ich etwa so hoch einschätze wie den von Ray Davies, diesen „Aufsatz“ zu lesen bekommen hätte, dann wäre seine Reaktion wohl so ausgefallen: „Das ist ja alles sehr aufschlussreich und flüssig geschrieben, aber das Thema hast du leicht verfehlt. Was dir Andy Partridge an jenem Sommertag erzählt hat, erfährt der geneigte Leser nicht! Alles in allem eine 3+!“ Tatsächlich weiss ich nicht genau, was mir Andy über „A Walk Across The Rooftops“ mitteilte, alleine seine Begeisterung ist mir im Gedächtnis geblieben. Und da mir die Interviewkassette verloren ging, krame ich nun aus dem Gedächtnis en paar Themen des Interviews aus:

    • Andy erzählte mir von dem zweiten XTC Album, und das er mit Barry Andrews gar nicht zurecht kam, (ich mochte Barrys Band Shriekback sehr und sah ihn live 1980 in Weissenohe mit Robert Fripps League of Gentlemen)
    • Andy erzählte von seinem Lampenfieber („stage fright“) und seinen Panikattacken, und dass er ab einem gewissen Zeitpunkt nicht mehr live auftrat
    • Andy erzählte mir ein bisschen wasüber meinen XTC-Favoriten „Mummer“ (s. Cover), u.a. von dem unvergesslichen Erlebnis, wie ihn eine grosse Welle an der Nordsee umgerissen hatte, was einen der „Mummer“-Songs inspiriert habe (vor Jahren kam eine hervorragend remasterte Vinyl-Version von „Mummer“ auf den Markt)
    • Andy erzählte von seiner Zusammenarbeit mit Peter Blegvad und dessen feinem Album „The Naked Shakespeare“ – und gab mir zwei Stücke mit zur freien Verwendung, die er mit Peter im Studio erarbeitet hatte (Unveröffentlichtes)
    • Andy erzählte en detail von zwei Songs des brandneuen „Nonsuch“-Albums (das war der Arbeitsauftrag der Pop-Session-Stunde rund um XTC im WDR)
    • Andy erzählte mir, dass er nach Album Nr. 2 bei Brian Eno angefragt hatte, und Brian antwortete, sie bräuchten überhaupt keinen producer (ich konnte ja 1992 nicht ahnen, dass Andy sehr bald doch mal in die „Kreise von Brian“ vorstossen würde, als er 1994 mit Harold Budd zusammen die wundersam-ambienten Klanggespinste von „Through The Hill“ veröffentlichte (leider erhielt die Vinyledition als Doppel-LP eine miserable Pressung – ich wurde ein grosser Fan von Steven Wilsons Surround-Versionen diverser XTC-Alben: „Drums and Wires“ etwa, oder „Black Sea“, und die Edition der Duke of Stratosphear-Werke sind absolute Surround-Burner!)

  • Einzig der gemeinsame Moment würde zählen

    Bereits zwei Jahre nach seinem Prosadebüt, der Novelle „Daniels Hang“, legte David Emling im Frühjahr 2024 einen Erzählband vor: „Letzter Gruß durchs blinde Fenster“, erschienen im noch recht jungen Verlag kul-ja! Publishing. Während „Daniels Hang“ das Leben des Protagonisten über einem Zeitraum von sechs bis sieben Jahren begleitet, bis er etwa Mitte Dreißig ist (hier schrieb ich darüber unter dem Titel „Lebensträume“), lotet David Emling in den zwölf Erzählungen seines zweiten Buches seine Fähigkeiten als Autor weiter aus, indem er Perspektiven verschiedener Personen unterschiedlichen Alters einnimmt und seine Figuren vor ihre ganz eigenen Herausforderungen stellt. Das ehrgeizige Lebensziel von Daniel in David Emlings Debüt hatte darin bestanden, Texte über philosophischen Themen zu schreiben und zu veröffentlichen, um anderen damit zu beweisen, dass er über die Welt nachdenken konnte; dieses Ziel verwarf Daniel am Ende der Novelle und setzte als neue Priorität die Familie, die er inzwischen gegründet hatte. Es ist der Grundgedanke vom Wert des Familienlebens oder dem Leben als Paar, also einer Gemeinschaft, der die Erzählungen von David Emlings zweitem Buch wie einen roten Faden durchzieht. Alle Erzählungen handeln von Menschen, die ein „normales Leben“ führen, und, wie es in „Letzter Gruß“ heißt, „genau das und nur das wollten“, auch wenn es natürlich in den Geschichten selbst in der erwünschten Harmonie nicht gelingt, sonst gäbe es ja nichts zu erzählen.

    Jeder Text ist auf seine Art fein komponiert, erzeugt beim Lesen sofort einen Sog und große Empathie für die Figuren. Vom Aufbau her folgen die Stories dem klassischen Schema; in einem Gespräch mit mir über Richard Fords Roman „Der Sportreporter“ im Oktober 2017 sagte David Emling, wenn schon das Leben unvorhersehbar sei, solle wenigstens die Erzählstruktur eines Textes verlässlich sein. Nur die Erzählung um ein kleines, ganz besonderes italienisches Restaurant („Kleiner Platz“) durchbricht diese verlässliche Struktur und spiegelt in der Raffinesse ihres Aufbaus einen Gedanken aus dem Text: „noch einmal scheint das Leben nur um sie zu kreisen, alles zu verschwimmen“.

    Was die beiden Bücher von David Emling verbindet, ist auch das Nachdenken über das Leben der Eltern. Hier zwei Textstellen aus „Letzter Gruß durchs blinde Fenster“:

    „Und hier, in dieser Bude mit Anja, dachte er, dass alles geschehen könnte und Leben eine Freiheit barg, die seine Eltern nie gesucht hatten, ja, von der sie wahrscheinlich nie gewusst hatten, dass es sie geben könnte – und dass diese Frau jene Freiheit mit einer Bestimmtheit verkörperte, die ihn völlig einnahm.“ (S. 46)

    „Er könnte eigentlich überall abbiegen, einen neuen Weg einschlagen, ob es so anders wäre, sein Leben. Sich trauen, das Neue zu packen, wie es seine Eltern nie getan haben, bis heute nicht, jeden Tag leben, ohne zu hinterfragen. Er weiß, dass sie zufrieden sind, das ist vielleicht das Schmerzhafteste daran – dass sie nicht nach mehr suchen, oder aber, dass er es nicht schafft, in der Normalität etwas zu finden, das ihn glücklich macht.“ (S. 150)

    „Nichts hat einen stärkeren psychischen Einfluss auf ein Kind als das ungelebte Leben seiner Eltern.“ Mit diesem Satz weist C.G. Jung darauf hin, dass es oft die unausgesprochenen Themen, Verhaltensweisen und Lebensmuster der Eltern sind, die das Verhalten ihrer Kinder prägen. David Emling führt in seinen Erzählungen immer wieder Figuren vor, die sich in ihrer Verunsicherung und ihrer Unzufriedenheit auf vermeintlich aufregende Menschen einlassen, dann aber Grenzen ziehen, weil sie irgendwann spüren, dass ihnen das, worauf sie sich eingelassen haben, nicht gut tut. Aus der Erzählung „Progesteron“: „Sie sah ihn an und erkannte etwas.“ (S. 131). Das ist für mich eine der stärksten Stellen des Buches. Wie nebenbei zieht die Frau hier eine endgültige Grenze und befreit sich aus einer toxischen Beziehung. Man lernt jemanden kennen, aber immer dauert es, bis man jemanden einschätzen kann. Vielleicht hat man erst ein seltsames Gefühl, kann es aber für sich nicht begründen. Dann: eine Geste, eine Mimik, ein Satz. Es genügt die Art, wie etwas gesagt wird. Die Erkenntnis, um die es hier geht, ist ein Schock, und es ändert alles.

    Letztlich scheinen David Emlings Figuren, wie manche ihrer Eltern, zwar äußerlich in einem „normalen Leben“ anzukommen, aber sie haben andere Lebenskonzepte kennengelernt und für sich abgelehnt. Genau das macht den Unterschied aus. Bemerkenswert ist noch, dass uns David Emling in seinen Erzählungen auf eine sehr rührende Weise Väter vorführt, die wirklich für ihre Kinder da sein wollen. Ein sehr gelungenes, wundervolles Buch!

  • Fragments of a Snowy Month

    Pausenaufsicht, während Schnee liegt, ist nicht vergnügungssteuerpflichtig. Einerseits habe ich Verständnis für die Kinder, für die die weiße Pracht eine große Magie hat. Nicht alle Kolleg*innen haben dieses Verständnis, viele sind ängstlich, dass bei den Schneeballschlachten und dem Rutschspaßen etwas passiert – auch nicht ganz zu unrecht, ich glaube es gab in der letzten Woche drei Gehirnerschütterungen an unserer Schule. Ein Beleg dafür, dass viele Kinder und Jugendliche deutlich über die Stränge schlagen. Insofern freue ich mich über eine Woche Pause (Zeugnisferien) und hoffe, dass der Schnee dann weggeschmolzen ist, auch wenn es derzeit nicht danach aussieht.

    Der eisgraue Januarhimmel Niedersachsens ähnelt dem klaren Sternhimmel Afrikas vermutlich wenig, das Album „African Skies“ von Kelan Phil Cohran & Legacy ist aber viel zu gut, um nicht auch im Schneegestöber zu funktionieren. Diese Gebrauchsmusik, ein Soundtrack zu einer Show im Planetarium Chicagos in den frühen 90ern, Klänge zwischen Jazz und Minimal Music eines Sun Ra Gefährten, schafft es verträumt und funky gleichzeitig zu sein.

    Deutsches Fernsehen: Die Fortsetzung der Ku’damm Staffel hat uns wieder sehr gut gefallen, bei der zweiten Staffel „Tage, die es nicht gab“ fanden wir die Auflösung enttäuschend, bis dahin gab es aber gute Krimiunterhaltung.

    Vor über 20 Jahren musste ich mal Anfang Januar in einer eiskalten Wohnung meine ersten Unterrichtsstunden während eines Praktikums vorbereiten (meine erste Doppelstunde habe ich damals acht Stunden lang geplant), letzte Woche war bei uns zwei Tage lang die Heizung ausgefallen. Auch wenn wir im Wohnzimmer noch mit Holz Heizen konnten wurden die Temperaturen doch unangenehm.

    Robert Wyatts „Rock Botton“ war mir unbekannt, bis ich es kurz vor Weihnachten erstand. Wenig überraschend gefallen mir die wunderbar versponnen Klangtexturen sehr, auch diese Musik bringt mich an andere Orte. Und sie ist auch ein Kaninchenbau, der überraschendes zu Tage bringt. Der Name Mongezi Feza klingelte im Kopf, eine Recherche ergab, dass ich über ihn in dem dicken Wälzer von Joe Boyd gelesen haben muss. Eine Radiostunde von Niklas Wandt brachte mich dann zu der Bruderschaft des Atems, bei deren Stück MRA bestimmt kaum jemand still sitzen kann.

  • Ich verkaufe den „heiligen Gral“ des Herrn Roedelius

    Das ist einer dieser Ausdrücke, die sich in den Musikjournalismus eingeschlichen haben, wenn man von der Höhepunkt eines Lebenswerkes spricht, manchmal ist das „common sense“, manchmal Geheimtip. Ich biete nun den „heiligen Gral“ von Hans Joachim Roedelius an, für 300 Euro. Ich verkaufe dieses „Opus magnum“ (noch so ein beliebter, etwas zu oft verwendeter Ausdruck) nur an Leute, die eine enge Beziehung zur Musik von Roedelius haben. Bei Discogs findet sich derzeit noch ein Exemplar für 200 Euro, ansonsten beläuft sich der Handelswert bis 400, 500 Euro aufwärts.


    Zu meinem Verkaufsservice kommt aber etwas hinzu: ich bringe diese Schatzkiste mit drei Lps (und den beiliegenden Cds derselben Musik persönlich vorbei (mit meinem Toyota erreiche ich jeden Ort in Deutschland von NRW aus innerhalb von acht Stunden) incl. einer kostenfreie Übernachtung in einem Gästezimmer und einem gemeinsamen Abendessen (in einem Restaurant Ihrer Wahl, oder zuhause). Als besondere „Dienstleistung“ biete ich einen langen Abend voller Musikgespräche an, die natürlich stets weit über Musik hinausführen können.

    Bei dieser lang vergriffenenen, numerierten Sonderedition handelt es sich un einen umfassenden Einblick in die Tonskizzen, Miniaturen, Improvisationen von HJR, die an jenem legendären Ort in Forst, Niedersachsen, entstanden sind, als Moebius, Roedelius und Rother zusammenarbeiteten und als Harmonia spannende Alben in die Welt setzten, ganz zu schweigen von frühen Werken von Cluster sowie Cluster & Eno. Natürlich handelt es sich bei diesem Boxset nicht um das beste Album seines Lebens, vielmehr um einen spannenden Einblick in das Entwickeln von Klangideen, welche später im Studio in Weilerswist, aber auch in Forst letzte Gestalt annahmen.

    Insofern ist „Tape Archives“, wenngleich kein „heiliger Gral“, kein „opus magnum“, so doch eins rundum interessantes, hervorragend gestaltetes Dokument, das eine ganz eigentümliche Sogkraft entfaltet, und das ich allein deshalb zum Verkauf anbiete, weil ich es damals, nach meinem „open air-Seminar“ über Eno, Cluster und Harmonia vor Ort, also in der Nähe von Forst, von zwei (!) TeilnehmerInnen geschenkt bekam. HIER mein damaliger Einladungstext! Contact: 0157 30765064 / email: micha.engelbrecht@gmx.de (die Kommentarfunktion ist geschlossen, alle Anfragen werden diskret behandelt).

    (Michael Engelbrecht)

  • Monthly Revelations (February)

    album JONATHAN RICHMAN: ONLY FROZEN SKY ANYWAY
    talk STEVE REICH: CONVERSATIONS
    archive MORTON FELDMAN: ROTHKO CHAPEL / FOR FRANK O‘HARA
    prose CARLOS CASTANEDA: DAS WIRKEN DER UNENDLICHKEIT
    film PASSGIERE DER NACHT
    television ALL HER FAULT
    radio DIE MINNEAPOLIS-KATHMANDU CONNECTION

    (das Albumcover liegt mir schon in sechs audio files vor. Die dazugehörige Musik wird im April mit grosser Wahrscheinlichkeit a) das Album des Monats sein und b) als letztes Stück meiner Klanghorizonte Ende Mai erklingen. Die liner notes stammen von Robert MacFarlane.)


  • boom – boom – boom


    Es war mir nie möglich, zu der langlebigen Band Hawkwind nostalgische Empfindungen zu entwickeln, weil ich einfach keine „Hörgeschichte“ mit den Londoner „Psychedelikern“ hatte. Dann erwarb ich vor ungefähr zehn Jahren (ich glaube, in einem Plattenladen, in Manhattan – das Foto oben zeigt ein altes Plattengeschäft in Minneapolis, aus einem coffee table book namens „Record Stores“, das gestern im Café „Mono“ auslag, eine Türweit entfernt vom Dortmunder Vinylladen „Black Plastic“), dieses erste Album der Gruppe, von 1970, aus dem Jahr also, als die Beatles „Hello Goodbye“ sagten, und es schlug mich in seinen Bann, von Anfang bis Ende. Als ich mir Jahre später ein weiteres, vielgelobtes Werk von Hawkwind zulegte, blieb ein ähnlicher „impact“ aus. Dass ich derzeit zahllose Cd’s und Lp‘s verkaufe, verschenke, was immer, ist Teil des Rituals, nur „meine Musik“ zu behalten, Musik, die nicht aufhört, mich zu erfüllen, zu bereichern, mich an mein Lebendigsein zu erinnern, und andere Zustände des Bewusstseins zu ermöglichen. Das Debut von Hawkwind wird stets bei mir bleiben. Unverkäuflich. John Lewis schreibt über einen Deluxe-Set der erneuten Wiederveröffentlichung dieses Debuts in „Uncut“ folgendes:


    „Die ursprüngliche Mission von Hawkwind, wie sie auf dem Cover ihres beeindruckenden Debütalbums von 1970 beschrieben wird, bestand darin, den Geist „auf angenehme Weise, ohne LSD …“ zu beflügeln. Die Rebellen aus Ladbroke Grove um Dave Brock entwickelten einen zutiefst experimentellen Sound, der sich aus Avantgarde-Jazz und Psychedelia speiste, dessen primitive Kraft jedoch auch den Punk prägen sollte. Produziert von Dick Taylor von The Pretty Things, ist Hawkwind im Wesentlichen eine intensive Freeform-Jam-Session, eingerahmt von der rauen Folk-Hymne „Hurry On Sundown“ und dem kalten Erwachen von „Mirror Of Illusion“, die beide die Menschen dazu auffordern, in sich selbst nach Antworten auf die großen Fragen des Lebens zu suchen. Mit einem beunruhigenden Dröhnen von Gitarren, Saxophon und Dik Miks Oszillatoreffekten wirkt das Ganze immer noch seltsam kraftvoll.“

  • Der Heilige Geist

    Der junge Musikjournalist Ivan sitzt im Redaktionsbüro. Seinen etwas eigenwilligen Text will der Redakteur nicht ins Magazin aufnehmen, aber er bekommt den Auftrag, einen Artikel über Albert Ayler zu schreiben. Drei Seiten. Bis Sonntag. In dem Kurzfilm „Workation“ (Originaltitel „les tracances“) sind verschiedene Zeitspannen ineinander und miteinander verschachtelt und kunstvoll verwoben: Die Zeit, die Ivan auf dem Land verbringt, die Zeit mit der jungen Lehrerin und ihrem dreizehn Monate alten Sohn, die Zeit, die es braucht, um jemanden einzuschätzen, die Zeit, um eine Entscheidungen zu treffen. Und dann erzählt die Mutter seines Freundes eine Geschichte aus ihrem Leben, die ihre Kinder noch nicht kannten und bei der es auch um eine große Hoffnung geht und auch hier spielt die Zeit eine Rolle. So etwas kann man nicht erfinden, sagt Regisseur Victor Boyer im Interview. Ein sehr französischer Kurzfilm in sommerlicher Landschaft, mit gutem Essen, verstohlenen Blicken und trotzdem ohne Klischees. Die Bildsprache ist fein komponiert. Ein Beispiel, ohne zu viel zu verraten: Ivan steht während des Abspanns so auf der Schwelle zum Balkon, dass sich seine Körper in der Glastür spiegelt. Es ist die Zeit der Entscheidung zwischen zwei Möglichkeiten. Dann geht er einen Schritt nach vorn und betritt den Balkon. Sein Spiegelbild ist nun nicht mehr sichtbar. Er hat seine Entscheidung getroffen. Es macht die Stärke des Films aus, dass diese Entscheidung so oder so ausfallen kann. Durch den Film zieht sich ein Statement zur Technik: Technische Geräte werden entweder nicht eingesetzt, obwohl es sinnvoll oder üblich wäre, oder sie erfüllen nicht ihren Zweck und bauen Druck auf. „Workation“ ist ein überzeugender Independentfilm, bei dessen Dreh auch kleine ungeplante und nicht planbare Dinge passierten, die nicht korrigiert wurden, was durchaus seinen Reiz hat und zusätzliche Momente der Authentizität einbringt.    

    Link zum Film.
    Dauer: 46 Minuten, verfügbar bis 22. März 2026
    Interview mit Victor Boyer (Drehbuch, Regie, Produktion)